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Essai : Audi A1 Sportback 1.2 TFSI 86 chevaux, la reine du quotidien

Bonjour à toutes et à tous. Il y a un mois environ, j’ai eu l’honneur de réaliser un nouvel essai pour la marque, et pas n’importe quel modèle. Une semaine au volant de la belle A1 Sportback, ça ne se refuse pas d’autant qu’en orange samoa, les souvenirs du Q3 sont vite remontés.

A1 … Sportback, très attendue par la clientèle, il me tardait d’essayer cette version 5 portes de la citadine Audi. Il faut dire qu’avec 3 portes, l’A1 est certes très jolie avec son air de coupé mais pas toujours pratique pour peu que l’on ait deux passagers à transporter ou quelques affaires à jeter négligemment à l’arrière. La marque aux anneaux a réussi le pari de faire cette version 5 portes sans modifier le look de cette A1. De loin, l’impression de voir arriver un coupé reste et ses lignes dynamiques ne trahissent pas ses 5 portes. En effet les dimensions de la citadine n’ont presque pas changé, quelques millimètres de plus au niveau de la garde au toit, pour le confort des passagers arrière.

Lors de ma découverte du modèle, j’ai tout simplement adoré. L’orange lui va très bien (même si je lui préfèrerais un beau rouge) et le toit contrasté ainsi que les rétroviseurs terminent un look bien pensé mais voyant. De superbes jantes sont présentes avec une couleur très proche de celle du toit, ce n’est pas volontaire mais l’effet est surprenant. Je ne me lasse pas d’observer cette nouvelle A1 Sportback, sous toutes ses coutures : les feux à LED très travaillés, le « millimètre » à l’arrière, la grande calandre singleframe biseautée, de l’aluminium autour des antibrouillards, du pot d’échappement, un petit aileron à l’arrière au dessus de la vitre … elle s’affirme et passerait presque pour une sportive. Il ne lui manque finalement que le pack S-line pour gagner en dynamisme.

Pour la première fois je découvre l’option toit panoramique, une baie vitrée sur l’habitacle. Je regretterais presque qu’il ne soit pas plus large pour affleurer les montants latéraux. En effet on a droit à deux grosses bandes noires sur les cotés de la vitre du toit panoramique, nécessaires certes mais pas très esthétiques. De plus une fois ouvert, l’excroissance qui naît sur le toit n’est pas flatteuse.

Il est alors temps de passer à l’intérieur. Audi ne trahit pas sa réputation et le tableau de bord est calqué sur celui de la version 3 portes. Généreux, confortable et ergonomique, l’habitacle rassure. Mon modèle d’essai est basé sur la finition ambition luxe, j’ai donc droit aux sièges en cuir milano très confortables et chauffants. Un petit rappel de l’extérieur est fait avec les aérateurs ronds couleur gris daytona, pour ne pas oublier le toit et les rétroviseurs extérieurs. On me fait remarquer également que la coque du miroir intérieur et les cotés de la console centrale sont en gris daytona, bravo pour le détail. Ce mélange de gris et de noir rend la voiture très sérieuse une fois à bord, ce qui contraste avec l’orange présent à l’extérieur.

Avant de passer à la partie dynamique, je voulais également vous partager les beautés de cette voiture de nuit, en effet mon modèle d’essai était équipé de l’éclairage d’ambiance, quelques leds blanches bien placées qui rendent l’habitacle superbe de nuit. Je n’ai pas pu vous faire de clichés complets,mais je vous laisse juges avec l’intégration de la LED dans le panneau de porte, bien pensée. Évidemment les feux extérieurs xénons plus participent également à une vision et un design de nuit incontournables et presque exclusifs. Il est toujours agréable de voir les feux se refléter dans d’autres véhicules ou dans les vitrines, on ne s’en lasse pas.

Après toute cette découverte, il était temps pour moi de démarrer et faire mes premiers tours de roue. J’ai rapidement découvert que cette belle A1 est simplement très efficace en ville, sa petite taille permet de s’insérer partout et de rouler sereinement. La voiture est bien insonorisée, par contre comme pour le Q3, je trouve le bruit du moteur peu flatteur mais cela s’arrange en dynamique. Les premières vitesses sont très courtes si bien qu’on se retrouve très vite en 4ème même à 50km/h. Sous le capot, ronronne donc le 1.2L TFSI de 86 chevaux. On pourrait croire que c’est peu, mais en ville c’est bien suffisant, surtout que le turbo s’enclenche rapidement et permet de petites accélérations franches. Le régulateur est bien sûr de la partie pour éviter les dérives.

J’arrive alors sur les boulevards et les périphériques, avec leurs bouchons, je découvre le système start&stop sur boîte manuelle. Le principe est simple, il faut passer au point mort et débrayer, le moteur s’arrête alors de lui même et le silence est présent. Pour redémarrer, il suffit d’enfoncer la pédale d’embrayage, le moteur repart rapidement et le temps de passer la première il est déjà prêt à l’action. Évidemment avec ce système on oublie les redémarrages rapides, mais le gain en consommation n’est pas négligeable. Le coup de main vient très rapidement et on se met à apprécier les arrêts silencieux.

Vient ensuite le test de l’autoroute, c’est finalement celui que je craignais les plus de par la faible puissance du moteur. La voiture se lance bien à 130km/h, sans problèmes, mais les relances 110-130 sont longues, il faut rétrograder. On sent que ce moteur ne rend pas l’A1 une reine de l’autoroute, cependant elle reste très confortable, autant sur le plan des suspensions que du bruit, merci à la 5ème vitesse très longue, même si un sixième rapport n’aurait pas été superflu. Les 400 kilomètres à effectuer pour rallier la capitale à l’Auvergne se passent donc très bien et me permettent de découvrir les options technologiques de cette voiture. J’y reviens un peu plus loin dans l’article.

Le premier grand trajet de cette A1 Sportback est donc un succès, il va donc falloir maintenant la confronter au quotidien. L’ajout des deux portes arrière est un vrai plus, on peut facilement jeter sa veste, un sac ou tout autre objet sur les sièges arrières. Mais concernant les passagers c’est une autre histoire. En fait, il faut éviter de mettre des personnes de grande taille à l’avant, pour ma part je mesure plus d’1m90, et la place derrière moi est quasiment condamnée, à part pour un très jeune enfant. Par contre pour des personnes d’environ 1m70-1m80, l’A1 Sportback est logeable à 4 pour des trajets quotidiens voire un peu de longues routes pour peu que le confort ne soit pas la priorité. Concernant le coffre, il est logeable pour les courses ou quelques bagages (mais maximum 3 personnes), les sièges arrières se rabattent facilement et cela permet d’accéder à un très honorable volume de chargement, et les 2 portes arrières deviennent indispensables.

En conduite dynamique, l’A1 Sportback est efficace, la direction est précise, la voiture ne tangue pas. Évidemment le moteur n’est pas très démonstratif, mais à chaque mise en route du turbo, on sent quand même une nette accélération, il faut du coup rester dans les tours pour en profiter, le bruit du moteur devient alors plus agréable qu’à bas régime. Les petites départementales autour du Puy de Dôme ont été très sympas à bord de cette citadine, je pense néanmoins qu’une 6ème vitesse aurait permis plus de reprise sur les rapports inférieurs. Petit détail, la voiture à tendance à survirer lors des virages rapides, il faut rester très prudent.

Je terminerai par la technologie embarquée dans cette A1. Comme toujours chez Audi, les outils pour le confort du conducteur sont nombreux et l’ergonomie très travaillée. En effet il est possible directement via le volant de commander tout le multimédia et les principales fonctions de la voiture. La reconnaissance vocale est également de la partie et je suis agréablement surpris de retrouver cette technologie dans le plus petit modèle de la marque. Concernant l’ergonomie, les commandes tombent bien en main, la molette MMI est bien placée, seuls tous les boutons permettant l’accès rapide aux fonctions sont mal choisis. Je les trouve trop nombreux et il est difficile d’apprendre leur emplacement exact, on doit alors quitter la route des yeux pour les utiliser. Le plus simple reste d’utiliser la molette/joystick du MMI pour passer de fonction en fonction. Les réglages de climatisation sont quant à eux bien placés et l’aluminium donne un feeling très agréable.

Les fonctions du MMI sont très nombreuses et vraiment orientées pour le plaisir de conduite et la gestion du stress. Le système GPS est capable de contourner les bouchons et accidents, les points d’intérêts sont nombreux et il est très simple de se faire guider à la prochaine station service ou distributeur de billets. Les restaurants et hôtels sont également présents en grand nombre et il est possible si un téléphone est connecté en bluetooth d’appeler directement pour réserver. La cartographie 3D est aussi bluffante d’efficacité et vraiment esthétique. Sur mon modèle d’essai, il ne manquait que le système connect pour être au top. Cependant le système MMI advanced est vraiment un très bel outil que je vous présente via cette vidéo, je reviens sur les commandes au volant, les possibilités du MMI et enfin quelques exemples de commandes vocales, très abouties. Veuillez me pardonner la faible résolution de l’image, un souci technique lors de l’enregistrement ne m’a pas permis d’accéder à la version HD …

Comme vous pouvez le constater, la marque aux anneaux a vraiment pensé a tout ce qui peut être utile aux conducteurs. La sécurité est également bien mise en avant avec la possibilité de commander au volant ou vocalement, sans quitter la route des yeux.

Pour conclure, cette nouvelle A1 Sportback est vraiment très plaisante à conduire et très efficace pour la vie quotidienne. Certains lui reprocheront son manque de puissance, elle est néanmoins largement suffisante pour un usage citadin et sur routes nationales. L’A1 reste à l’aise sur autoroute, pour peu que les reprises soient rares, de plus son confort est très bon, les longs trajets passent vite et on ressent peu la fatigue. L’ajout d’un sixième rapport aurait été une bonne idée mais il faut rappeler que cette compacte est placée dans le segment des citadines.  La finition ambition luxe est un très bon choix pour les personnes qui aiment le confort et la technologie. Mon modèle d’essai est proposé à environ 29 000 euros, c’est certes onéreux pour une citadine mais on a ici l’équipement d’une grande berline et un véhicule beaucoup plus joueur et agréable en ville.

Pour ma part je conseillerais néanmoins la motorisation supérieure : 1.4L TFSI de 122 chevaux couplé à la boîte S-tronic. La boîte automatique permet d’obtenir plus de confort et d’éviter les changement réguliers de rapport notamment sur autoroute ou lors des reprises. Pour les finitions, mis à part l’ambiante que je déconseille car trop peu équipée, toutes les autres sont agréables. Pour les amateurs de sportivité, la finition S-line est vraiment un bon choix car en plus du look, la voiture repose sur le châssis S-line, très généreux en sensations.

Concernant l’efficience, l’A1 Sportback s’en sort très bien avec un score de 7,0L aux 100 km lors des 6 jours de mon essai et en ayant parcouru tous types de routes. N’hésitez pas donc à aller essayer cette belle citadine qui gagne beaucoup avec deux portes en plus tout en restant dynamique dans ses lignes et son comportement. Vous pouvez retrouver les photos de l’essai sur la galerie du site et certaines s’afficheront sur le bandeau à droite. J’espère que cet essai vous a plu, j’essaie de prévoir le prochain rapidement.

Enfin je tiens une nouvelle fois à remercier chaleureusement Grégory Délépine pour la mise à disposition de la voiture, Philippe pour la prise en main, Daniel et Thierry de Fred&Farid pour le bon moment passé à Paris (aaah les bouchons parisiens) et enfin Grégory pour le guidage dans la capitale, une bonne tranche de rigolade, de passion et le tour en Autolib’, surprenant ! J’espère vous revoir tous très bientôt. Je remercie également Jérémy pour les très beaux clichés (n’hésitez pas à aller voir sa galerie) et Thibaud lors de la séance photos dynamiques.

 

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